Communiqué02.04.2026
Comptes 2025 de l’État de Vaud : le Conseil d’État à majorité de droite persévère dans sa volonté d’imposer des sacrifices au service public, malgré la bonne santé financière du Canton
Les comptes 2025 de l’État de Vaud ont été présentés ce jour. Ils révèlent la bonne santé financière du canton avec un résultat quasiment à l’équilibre : -130 millions pour un total de dépenses de 12,7 milliards. De plus, le Canton dispose d’une fortune nette qui lui a rapporté 41 millions de revenu durant l’année 2025.
En dépit des baisses d’impôt décidées par la majorité de droite, cette situation favorable s’explique en particulier par la reprise des versements en provenance de la Banque nationale suisse et par une progression des recettes de l’impôt sur le bénéfice, grâce à l’introduction du taux minimum à 15% pour les multinationales. Aujourd’hui attaqué par le président des États-Unis et par une partie de la droite néolibérale en Suisse, ce taux minimum doit au contraire être défendu et augmenté, afin de combattre l’explosion des inégalités.
La situation financière favorable rend d’autant plus choquante l’austérité voulue par le Conseil d’État qui, rappelons-le, a tenté de baisser les salaires des employé·es de la fonction publique pour le budget 2026, avant de reculer face à une mobilisation d’ampleur historique. Malheureusement, d’autres coupes ont été maintenues, notamment dans la santé publique. Ensemble à gauche, qui a combattu avec détermination ces coupes lors du débat budgétaire, continue à demander leur annulation.
Nous déplorons que le Conseil d’État persévère dans sa volonté d’imposer des sacrifices au service public, notamment en annonçant l’engagement comme conseiller de Serge Gaillard, un homme qui a récemment préconisé une cure d’austérité draconienne pour la Confédération. À rebours de ces objectifs iniques, nous continuerons à nous engager pour un changement de cap, afin que les besoins de la population, le développement et la qualité des prestations et les objectifs de réduction des émissions de CO2 soient mis au premier plan. Dans cette optique, nous ferons également campagne contre l’initiative fiscale du patronat qui prévoit de nouvelles baisses d’impôt en faveur des plus riches.