Le salaire minimum: une urgence sociale !
Le 14 juin, la population vaudoise se prononcera sur notre double initiative (législative et constitutionnelle) pour un salaire minimum de 23 francs de l’heure dans le canton – indexé sur le coût de la vie. Un double oui serait une victoire sociale d’envergure contre les inégalités salariales et les bas salaires !

Améliorer la situation des travailleuses et des travailleurs pauvres
La hausse du coût de la vie frappe de plein fouet les ménages modestes. Depuis 2020, le coût de la vie a augmenté de 7 %, tandis que les salaires stagnent, voire baissent. Vivre dignement de son travail est un principe évident qui doit être garanti urgemment.
Le droit du travail protège très peu les conditions de travail et laisse les employeurs fixer les montants des salaires. Les syndicats ont certes leur mot à dire, mais force est de constater que seule la moitié environ des secteurs professionnels sont couverts par des Conventions collectives de travail (CCT), et certaines fixent même des salaires bien inférieurs à 23 francs ! Aujourd’hui, 10 % des Vaudois·exs n’arrivent pas à vivre de leur seul revenu et sont obligé·exs de recourir aux aides sociales.
À Genève et Neuchâtel, où un salaire minimum a été introduit, les retombées ne sont que positives pour la population ! Au tour du canton de Vaud de bénéficier d’un salaire minimum cantonal pour tou·xtes, qui augmente en fonction du coût de la vie !

Une avancée féministe contre le travail précaire
Dans le canton de Vaud, les femmes sont deux fois plus concernées par les bas salaires que les hommes. Elles sont souvent assignées à des métiers mal payés et insuffisamment valorisés, comme la vente, le nettoyage ou les services. Elles sont également trois fois plus nombreuses que les hommes à recourir aux emplois à temps partiel, et les mères seules constituent 42 % des bénéficiaires des PC familles.
L’introduction d’un salaire minimum légal permettrait de contrer cette injustice sociale, en revalorisant les métiers précaires occupés majoritairement par des femmes. Par exemple :
- + 3 francs/h dans la restauration et le ménage !
- + 2 francs/h dans la vente !
Améliorer le niveau de vie des salarié·xs permet de lutter contre la précarité de tou·xtes, et en particulier des femmes, dans les différentes étapes de la vie.
Un pas vers une meilleure redistribution des richesse
Les politiques néolibérales attaquent sans cesse les conditions de vie, de travail et de retraite des salarié·exs. Les autorités cantonales et fédérales offrent des cadeaux fiscaux aux multinationales, assèchent les caisses de l’État et cassent les services publics !
La continuité entre RIE 3, RFFA, PV 2020, AVS 21, LPP 21 et les récentes attaques contre le salaire minimum tant à l’échelle fédérale que locale nous montre que les autorités sont prêtes à tout pour multiplier les profits privés sur le dos des travailleur·sexs, condamné·exs à travailler toujours plus et gagner toujours moins.
Les entreprises doivent être obligées de garantir des salaires dignes à leurs employé·exs. Un salaire minimum est aussi un levier de pression pour exiger l’augmentation de tous les salaires !

Le contre-projet ? Une arnaque !
Le contre-projet du Conseil d’État vide le salaire minimum de son intérêt. D’une part, son indexation au coût de la vie n’est pas garantie. D’autre part, il prévoit que les salaires prévus par une CCT étendue ou un contrat-type s’appliquent même s’ils sont inférieurs au salaire minimum légal ! Ce mécanisme exclut des branches entières, dont les plus touchées par les bas salaires, comme l’hôtellerie-restauration, la coiffure, le nettoyage et le ménage. Pire encore, le contre-projet multiplie les exceptions pour réduire à l’extrême le nombre de personnes concernées.
Le gouvernement vaudois agit comme garant de l’idéologie patronale, privant une population déjà précarisée d’un droit à un salaire digne. Refusons cette arnaque !
Protéger les salaires, pas les frontières !
L’initiative « Pas de Suisse à 10 millions » désigne faussement la population étrangère comme responsable des problèmes quotidiens de la population suisse.
Les salarié·exs qui vivent et travaillent dans ce pays n’ont rien à attendre ni de l’UDC, ni du patronat et de la droite, toujours prêts à démanteler les droits des salarié·exs, encommençant par ceux des travailleur·sexs immigré·exs. Laisser les entreprises profiter des difficultés à obtenir un statut de séjour stable et de la discrimination raciste à l’embauche, afin de saboter les conditions de travail, est antisocial et mène au dumping salarial.
Instaurer un salaire minimum, c’est donc aussi lutter contre la discrimination xénophobe et raciste, tout en agissant pour tirer les bas salaires vers le haut.

Comment voter ?
Le projet est en deux volets, il faut donc voter les deux initiatives «Pour un droit à vivre dignement de son travail – pour un salaire minimum cantonal» :
1 Initiative constitutionnelle
OUI
2a Initiative législative
OUI
2b Contre-projet
NON
2c Question subsidiaire
Initiative
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