Migration 2023
Depuis des décennies, un véritable racisme d’État s’est forgé en Suisse. La politique officielle, c’est le non-accueil et le renvoi forcé de nombre de requérandes d’asile, des statuts de séjour discriminatoires pour les personnes « non européennes » et le refus systématique de régulariser les sans-papiers.
L’UDC a fait de la xénophobie son fonds de commerce électoral, accusant « les étrangers » de faire augmenter le chômage ou l’insécurité pour justifier leur renvoi. Pourtant l’économie suisse et ses profits dépendent aussi de l’emploi de ces personnes aux postes les plus mal payés : économie domestique, santé, petite enfance, hôtellerie-restauration, nettoyage ou vente.
Par ailleurs, de fréquents contrôles policiers au faciès, souvent humiliants, parfois violents, voire mortels,
visent les personnes n’ayant pas la peau blanche.
La participation suisse aux Accords de Schengen/Dublin et au financement de Frontex contribue à faire de la Méditerranée un cimetière et dresse aux frontières de l’Union européenne des barbelés meurtriers.
Nous défendons l’égalité des droits politiques, sociaux, économiques de toutes celles et tous ceux qui vivent et travaillent en Suisse.
Pour une politique d’hospitalité et d’accueil pour toustes celleux qui fuient la misère, les guerres, les désastres écologiques, la répression, les violences sexistes
- Extension à toute personne cherchant refuge en Suisse de la politique d’accueil mise en place dans le cas de l’Ukraine
- Arrêt des mesures de contrainte et des renvois forcés et fermeture des centres de détention administrative et d’enregistrement fédéraux
- Dénonciation des accords de Schengen/Dublin et arrêt de la participation financière aux opérations de Frontex
Pour l’égalité des droits de toustes celleux qui vivent et travaillent en suisse
- Droit de vote et d’éligibilité pour toustes
- Adoption d’une loi fédérale contre toutes les formes de discriminations liées à la nationalité ou à la couleur de la peau, sur le modèle de la loi sur l’égalité entre les femmes et les hommes
- Naturalisation automatique pour toute personne « étrangère » après cinq ans de résidence ou à sa naissance sur sol suisse
- Régularisation collective des personnes sans permis de séjour pour mettre fin à leur précarité extrême
- Instauration d’une autorité indépendante de plainte intégrant la représentation d’associations antiracistes et de défense des droits humains afin d’enquêter sur toutes les formes de violence policière