Social 2023
Le mythe d’une Suisse où tout le monde est riche a la peau dure. Mais dans les faits, une personne sur dix vit en dessous du seuil de pauvreté et 56 000 personnes travaillent à plein-temps mais doivent néanmoins recourir à l’aide sociale pour couvrir leurs besoins. En vingt ans, les primes d’assurance-maladie ont triplé.
Les soins trop coûteux contraignent aujourd’hui une personne sur cinq à y renoncer.
La précarité, que le Covid-19 avait déjà mise en lumière, s’est encore aggravée : le coût de la vie a explosé, notamment les primes-maladie, les loyers, le prix des transports et de l’électricité, qui pèsent toujours plus lourd dans le budget des ménages. En parallèle, les salaires réels ont baissé de 0,8 % en 2021, 1,9 % en 2022 et baisseront encore cette année.
Pendant ce temps, à Berne, la droite mène une politique antisociale avec l’appui des magistrats socialistes. Les autorités cantonales et fédérales distribuent des cadeaux fiscaux aux multinationales et à leurs actionnaires (RIE 3 et RFFA) et assèchent les caisses de l’État. Les services publics sont dégradés : l’hôpital est affaibli, sans investissements pour le soutenir et les coûts de la santé augmentent.
Les personnes salariées subissent des attaques répétées sur leurs retraites (PV 2020, AVS 21 et LPP 21), et sur leur salaire, insuffisamment indexé. La succession de ces décisions fédérales montre que celleux qui nous gouvernent ne reculent devant rien pour multiplier les profits privés sur le dos des personnes salariées, qui sont condamnées à travailler toujours plus et toucher toujours moins sous prétexte que l’argent manque dans les caisses. En revanche, le Conseil fédéral a mis sans difficulté plusieurs milliards à disposition de l’UBS pour lui faciliter son rachat à bas prix de Credit suisse.
Ce système ne peut plus durer ! Nous voulons placer la solidarité avant les profits. Nous voulons partager les richesses que nous sommes 99 % à produire, pour garantir, à chacune et chacun, une vie digne.
Pour que chacun·e puisse vivre de son travail, travailler moins et vivre mieux
- Un salaire minimum légal de 4500 francs nets par mois pour un emploi à 100 % et de 3000 francs pour les stagiaires, indexé automatiquement
- Une semaine de travail de 32 heures sans perte de salaire et 5 semaines de vacances. À terme, une réduction progressive du temps de travail
Pour une santé publique digne de ce nom
- Une caisse maladie unique et publique avec des primes proportionnelles au revenu, sur le modèle de l’AVS
- La levée des brevets sur les médicaments, assortie d’un contrôle public sur leur prix et leur distribution
Pour des retraites dignes
- L’intégration du 2e pilier à l’AVS pour parvenir à une rente minimale de 4500 francs par mois
- La retraite à soixante ans ou après quarante annuités pour toutes et tous avec reconnaissance des années de travail éducatif et domestique
Pour le droit au logement
- Le blocage des loyers et des charges
- L’instauration au plan national d’un droit de préemption et d’expropriation en faveur de la construction de logements à loyers abordables, et d’un droit de réquisition automatique des logements et locaux vides
- Une meilleure protection des locataires contre les résiliations de bail en cas d’arriéré de loyer
Pour des services publics financés par une fiscalité redistributive
- Un plan d’investissements massifs dans les services publics, en particulier dans la santé, l’éducation, l’accueil de jour et les EMS
- La suppression des cadeaux fiscaux aux grandes entreprises, aux grandes fortunes et aux hauts revenus
- Une fiscalité réellement progressive : baisse d’impôt pour les bas et moyens revenus et hausse pour les revenus imposables supérieurs à 150 000 francs par an