Notre programme

Le monde dans lequel nous vivons, travaillons, pensons, aimons, luttons a toujours connu des crises qu’il n’a surmontées qu’au prix de guerres, d’effroyables destructions et d’une croissance économique continuellement relancée. Aujourd’hui, ce système se heurte aux limites de la planète : une croissance infinie dans un monde fini est impossible.

Pour se perpétuer, le capitalisme doit s’emparer des derniers territoires qui lui échappent, privatiser les services publics et transformer en marchandise tout ce qui est encore gratuit, jusqu’à nos vies dans ce qu’elles ont de plus intime. Production et rentabilité doivent sans cesse augmenter, il faudrait travailler plus pour gagner plus et consommer toujours plus. L’exploitation des humains et le gaspillage des ressources naturelles s’amplifient. Notre environnement subit ainsi des dégâts irréversibles, mettant en danger l’ensemble des espèces vivantes et donc l’avenir même de l’aventure humaine. Alors que l’urgence est manifeste et même scientifiquement reconnue, il faudrait agir résolument pour mettre un terme à cette course suicidaire. Pourtant les décideurs et les décideuses — multinationales, banques, gouvernements — restent passifs devant la catastrophe. À l’inverse, les grandes puissances internationales, dont les Étatseuropéens et la Suisse, intensifient leur course folle à l’enrichissement des plus riches par l’accaparement des terres et le pillage des ressources, en plongeant dans la misère les peuples de nombreux États du Sud.

Cependant, quand il s’agit de faire des cadeaux aux plus fortuné·e·s, aux entreprises et aux banques en vidant les caisses des collectivités publiques, quand il s’agit de rogner sur les prestations et les assurances sociales ou de mettre en cause les prescriptions sanitaires ou écologiques considérées comme des « entraves injustifiées au commerce », plus d’hésitation : la propagande est constante et les décisions fermes. Ainsi, le stress, le chômage et la précarité des un·e·s augmentent au gré de la concentration des richesses des autres : en Suisse, les 1% les plus riches possèdent 41% de la richesse nationale, alors que 90% de la population n’en possède que le quart. Une infime minorité impose ainsi ses intérêts financiers au détriment de la justice sociale et de l’écologie pour toutes et tous.

Nous voulons tracer d’autres voies économiques et politiques, construire une société plus responsable, plus sobre, plus solidaire et plus juste. Nous voulons défendre et étendre à tous les niveaux un contrôle démocratique sur les ressources disponibles, les infrastructures et les conditions de vie et de travail. Nous voulons redéfinir de toute urgence nos priorités et nos besoins fondamentaux et inventer ensemble un mode de vivre fondamentalement différent, capable de garantir un avenir aux générations présentes et futures. Nous nous opposons à celles et ceux dont le fonds de commerce est le rejet des différences et des minorités, ainsi qu’à celles et ceux — souvent les mêmes — qui voient la solution dans la diminution du nombre d’humains ici et ailleurs sur la planète.

Nous voulons également donner plus de place à des dimensions essentielles de la vie — culturelle, artistique, affective, spirituelle, philosophique, citoyenne — reléguées aujourd’hui à une place marginale, alors qu’elles pourraient être développées sans limites et sans péril pour le monde qui est le nôtre.

La coalition Ensemble à Gauche, qui réunit solidaritéS Vaud, Décroissance-Alternatives et Solidarités&Ecologie ainsi que des militant·e·s de différents mouvements sociaux, propose une alternative écosocialiste, féministe, solidaire et antiraciste avec ses candidat·e·s au Conseil national et au Conseil des États. Choisir notre liste, c’est refuser la résignation. C’est s’engager avec nous pour amorcer la transition écologique, réaliser l’égalité dans les faits, faire de la Suisse une terre d’accueil et défendre la justice fiscale pour une société solidaire.

REVENDICATIONS PRINCIPALES

1 Travaillons moins pour vivre mieux

Travailleurs de tous les pays, qui lave vos chaussettes? Grève des femmes* / Grève féministe 2019, Lausanne. Photo: Bruno Jolliet.

Alors que le Parlement envisage d’augmenter la durée légale du travail, Ensemble à Gauche Vaud propose d’aller dans l’autre direction en la réduisant, dans l’immédiat, à 32 heures hebdomadaires, avec embauches correspondantes et sans pertes de salaires pour les bas et les moyens revenus. À plus long terme, dans la perspective de construire une société écologiste, non productiviste et solidaire, Ensemble à Gauche Vaud défend la diminution du temps de travail à 20 heures hebdomadaires.

Nous passons plus de la moitié de notre vie au travail, à produire des richesses qui ne profitent qu’à une infime minorité. En Suisse, les 2% les plus riches s’accaparent autant que les 98% restant. Il s’agit du 2e pays d’Europe où l’on travaille le plus et où le travail de chacun et chacune rapporte le plus à son employeur. Cette exigence de productivité et de rendement a des impacts sérieux sur notre santé et notre qualité de vie.

Combinée à un salaire minimum de 4’500 francs par mois, à l’introduction d’un salaire maximum et d’une retraite à 60 ans pour toutes et tous, la réduction du temps de travail à 32 heures hebdomadaires vise, dans un premier temps, à mettre un terme au rythme de vie effréné auquel nous sommes astreint·e·s et à récupérer du temps libre. Nous pourrons ainsi commencer à prendre soin de notre santé, nous consacrer à notre famille et à nos proches (entraide, éducation des enfants, soins des personnes âgées et de notre entourage), prendre part à des engagements citoyens, associatifs ou culturels ainsi qu’aux loisirs, souvent réservés à une minorité de privilégié·e·s.

À terme, la réduction du temps de travail doit être une mesure écologiste et anti-productiviste, en produisant moins pour préserver notre écosystème. Pour pouvoir réduire le temps de travail à 20 heures hebdomadaires, nous voulons partager équitablement le travail nécessaire et utile et supprimer la production de richesses polluantes et inutiles, telles que la publicité, la production d’armes ou encore les industries du luxe et de l’automobile de tourisme.

Partager le travail est enfin un pas important vers une égalité dans les faits entre femmes et hommes, celles-ci étant les plus nombreuses à se voir imposer des temps partiels et des horaires flexibles, quand elles ne sont pas déjà exclues du marché du travail. Aussi, la réduction du temps de travail favorisera une meilleure répartition ainsi qu’une reconnaissance des tâches domestiques, telles que l’éducation, le ménage ou les soins aux proches, à ce jour non rémunérées et souvent exclusivement réservées aux femmes.

2 Pour une décroissance juste et solidaire

Pas d'avenir sans décroissance. Manifestation pour le climat, Lausanne.

Les conséquences du réchauffement climatique sont déjà manifestes : inondations au Mozambique, vagues de chaleur en Inde, effondrement de l’Arctique… Le résultat ? La banque mondiale pronostique 200 millions de réfugié·e·s climatiques à l’horizon de 2050. La crise écologique est aussi une crise sociale et ce sont les personnes les plus précaires qui sont également les plus affectées par la catastrophe écologique. C’est pourquoi nous proposons de mettre le principe de la justice climatique au premier plan.

En premier lieu, respecter la justice climatique signifie exiger des acteurs et des actrices portant la plus lourde responsabilité dans la crise climatique qu’ils et elles fournissent la plus grande contribution afin d’en sortir. Nous proposons d’effectuer des prélèvements fiscaux sur les activités entrepreneuriales et les placements financiers dans des secteurs qui contribuent à la dégradation écologique, en Suisse et ailleurs, ainsi que le désinvestissement des caisses de pension cantonales et fédérale de ces secteurs. Car c’est la production de seulement 100 multinationales qui est à l’origine de 70% des émissions de gaz à effet de serre, et le seul secteur financier suisse est à l’origine de 2% des émissions de gaz à effet de serre mondiales.

Respecter la justice climatique signifie également lutter contre les inégalités sociales. Au niveau international, cela implique une opposition ferme à toute politique écologique misant sur le développement massif de technologies vertes et de compensation. Ces dernières impliquent en effet le pillage des ressources et la destruction des écosystèmes des pays du Sud. Au niveau national, cela implique une opposition ferme à une politique écologique misant sur des taxes, car celles-ci pèsent surtout sur les revenus faibles et renforcent l’accès inégal à la mobilité et au logement. Nous proposons donc l’extension et la gratuité des transports publics, une politique d’aménagement du territoire et de construction qui favorise les quartiers durables et logements abordables, ainsi qu’une agriculture biologique et de proximité qui offre de bonnes conditions de travail aux paysan·ne·s.

Enfin, respecter la justice climatique signifie rompre avec la logique de croissance continue qui représente l’ADN du système capitaliste. En mai 2019, la Suisse a dépassé sa part des ressources renouvelables et vit à crédit sur le dos du reste du monde et des populations qui subissent déjà les conséquences de la crise écologique. Nous défendons un programme radical de transition écologique, en sortant du système actuel qui détruit l’environnement au seul bénéfice des pays et des personnes les plus riches.   

3 Personne n’est illégal !

Non à la prise en otage des réfugiés. Manifestation contre les expulsions, Lausanne, 2018. Photo: Gustave Deghilage.

Alors que la mer Méditerranée continue de se transformer en cimetière, Ensemble à Gauche Vaud revendique l’ouverture des frontières et le retrait de la Suisse des accords de Dublin. En effet, nous vivons dans un système où les capitaux et les marchandises voyagent librement et traversent toutes les frontières, tandis que celles-ci sont synonymes de mort ou de violences extrêmes pour des êtres humains. Nous luttons pour renverser cet état de fait et nous exigeons un accueil digne des personnes qui fuient les guerres, les régimes autoritaires ou les crises économiques ou écologiques. Chaque être humain possède une dignité égale et inaliénable, qui se concrétise dans l’égalité des droits pour toutes et tous. Nous revendiquons dès lors un accès égal à l’emploi, aux soins ainsi qu’aux droits politiques.

La politique migratoire suisse est cynique, inhumaine et raciste. Elle refoule, humilie, détruit et broie des êtres humains qui ne cherchent qu’une vie digne. Dans le même temps, elle renforce le pouvoir économique et politique de multinationales qui exploitent les ressources ainsi que les travailleurs et les travailleuses des pays du Sud global, et qui les poussent à prendre la voie de l’exil. En Suisse, les milieux patronaux poursuivent le pillage, et exploitent les migrant·e·s en les assignant aux emplois les plus durs, les plus précaires, et les moins rémunérés. Ici, nous nous opposons fermement à cette discrimination structurelle. Là-bas, nous condamnons cette prédation.

En soutien aux personnes qui subissent et s’organisent contre le racisme en Suisse, nous luttons également contre le dernier maillon de la chaîne de ce racisme d’État : le profilage racial et les violences policières. Nous exigeons des mesures pour lutter contre ces violences inacceptables, notamment une instance indépendante de plainte, ainsi que l’introduction d’un récépissé pour chaque interpellation de police.

Dans tous les espaces, le racisme est synonyme de violences. Il tue, précarise, discrimine, humilie, déshumanise et divise : nous refusons d’en être complices !

LES 4 AXES DU PROGRAMME

1 Pour une transition écologique juste, solidaire et immédiate

Notre écosystème est sur le point de s’effondrer. En Suisse, un tiers des espèces vivantes sont menacées d’extinction et le réchauffement climatique a déjà atteint les 2°C. Or, le développement des technologies dites « vertes » ne remet pas en question le modèle économique à l’origine de la déforestation, de la destruction de la biodiversité et de l’accroissement des inégalités mondiales. Défendue tant par la droite que par le Parti socialiste et même les Verts, le développement durable ou la transition écologique dans le cadre du capitalisme sont une contradiction dans les termes.

Un changement de système est nécessaire. Nous voulons rompre avec le modèle capitaliste et productiviste actuel qui nous mène droit dans le mur. C’est pourquoi, nous proposons un programme de transition écologique aussi radical que les destructions que nous observons.

Dans l’immédiat, nous sommes pour reconnaître l’urgence climatique. Plutôt que la « règle d’or » des chantres de l’austérité budgétaire, nous proposons d’instaurer la « règle verte » qui implique de prélever moins de ressources à la nature que ce qu’elle peut reconstituer. Nous proposons de mettre en œuvre tous les moyens permettant d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2030 et l’abandon complet des énergies fossiles en Suisse à l’horizon 2040. Cela en appliquant le principe de la justice climatique, c’est-à-dire un financement de la transition écologique assumé par ses principaux responsables. Nous défendons le droit à la mobilité écologique, notamment par la gratuité et le développement des transports en commun régionaux. Nous proposons une politique publique de construction massive de logements durables, des investissements significatifs dans le solaire thermique, des mesures pour relocaliser la production et les échanges ainsi que pour le développement d’une agriculture biologique et de proximité.

2 Pour l’égalité dans les faits

Partout dans le monde, nous assistons à une nouvelle vague de mobilisations féministes. Les femmes de tous horizons descendent dans les rues pour réclamer la fin d’un système patriarcal qui a fait son temps. Après l’année de mobilisations qui a abouti à la grève féministe historique du 14 juin 2019 en Suisse, elles continuent de s’organiser collectivement pour défendre des revendications qui touchent toutes les sphères de la société. Car le constat s’impose : bien que le principe d’égalité soit inscrit dans la Constitution depuis 1981, celui-ci est loin de s’imposer dans les faits. Pour un travail de valeur égale, une femme est toujours payée 18% de moins qu’un homme. Les métiers dits « féminins » sont peu valorisés et sont souvent les plus précaires. Tous les 15 jours, une femme meurt sous les coups de son (ex-)conjoint. De même, les violences liées à l’identité de genre et à l’orientation sexuelle ne sont pas reconnues, pas plus que le droit au mariage pour toutes et tous.

En tant que mouvement politique féministe, Ensemble à Gauche Vaud propose un programme de lutte contre toutes les formes de discriminations qui touchent les femmes, qui sont liées à l’orientation sexuelle ou à l’identité de genre.

Dans l’immédiat, nous revendiquons une loi contraignante pour faire appliquer l’égalité dans les faits entre femmes et hommes et pour combattre le sexisme sur les lieux de travail. Nous exigeons la liberté absolue pour toutes les femmes et toutes les personnes LGBTIQ de disposer librement de leur corps. Nous exigeons le droit et l’accès à l’avortement et à des moyens de contraception libres et gratuits. Nous revendiquons l’inversion du fardeau de la preuve pour les victimes de harcèlement sexuel sur leur place de travail ainsi que des moyens concrets et financiers pour lutter contre les violences sexistes. Nous demandons la suppression de la « taxe rose », c’est-à-dire la différence de prix entre les produits et services étiquetés pour les femmes et ceux étiquetés pour les hommes. Nous demandons la reconnaissance du travail reproductif (tâches ménagères, éducation familiale, soins aux proches, etc.) comme un vrai travail, l’instauration d’un congé parental égalitaire d’une année et le droit à une place en crèches et garderies pour tous les enfants, sans aucune barrière financière.

3 Nos vies valent plus que leurs profits

De nombreuses personnes font face à un parcours semé d’embûches pour pouvoir boucler leurs fins de mois. Presque 10% des personnes qui travaillent vivent en dessous du seuil de pauvreté, dont deux tiers de femmes. Le chômage et la précarité augmentent et frappent surtout les plus jeunes et les plus âgé·e·s. Pendant ce temps, les partis représentés au gouvernement ont fait passer un cadeau fiscal de plus de 4 milliards de francs par an aux dirigeant·e·s et aux actionnaires des entreprises les plus riches. Avec moins de rentrées fiscales, les collectivités devront couper dans les postes de travail et les prestations des services publics. Pour compenser ces cadeaux à une poignée d’ultra-riches, il faudra en outre augmenter nos impôts !

Les primes d’assurance-maladie ont quant à elles été multipliées par 3 en 20 ans ! Cette explosion des coûts pèse toujours plus sur les ménages, au point que plus d’une personne sur cinq renonce à se soigner pour des raisons financières, mettant ainsi sa santé en danger. La maladie ne devrait ni être une cause de précarité pour les assuré·e·s, ni une source de profits pour les assureurs, les cliniques privées et les industries pharmaceutiques.

Ce système ne peut plus durer ! Nous voulons placer l’humain avant les profits, la solidarité avant le chacun pour soi. Nous voulons partager les richesses que nous sommes 99% à produire par notre travail et nos activités, pour garantir à chacune et chacun une vie digne.

Dans l’immédiat, nous nous battons pour l’instauration d’un salaire minimum de 4’500 francs net par mois pour un emploi à 100%. En parallèle, nous voulons partager et réduire radicalement le temps de travail, pour permettre à chacun-e de vivre mieux et pour produire moins et ainsi préserver notre écosystème. Nous demandons l’extension des droits syndicaux, en particulier du droit de grève. Nous revendiquons la retraite à 60 ans pour toutes et tous et l’intégration des fonds du 2e pilier à l’AVS, ce qui permettrait l’introduction de véritables retraites populaires avec des rentes minimales de 4’000 francs par mois. Nous sommes pour une caisse maladie unique et publique, avec des primes proportionnelles au revenu et assumées à 50% par l’employeur. Enfin, nous demandons de plus larges moyens pour lutter contre la fraude fiscale et une fiscalité plus équitable, par une baisse de charge pour les revenus bas et moyens et une hausse d’impôts pour les gros revenus et les grandes entreprises.

4 Barrons la route au racisme

Alors que la Méditerranée continue de se transformer en cimetière, le gouvernement suisse poursuit sa politique inhumaine de fermeture des frontières et de délocalisation de l’accès à l’asile en dehors du continent européen. Par son application zélée des accords de Dublin, par l’enfermement de migrant·e·s dans les centres de détention administrative, par les renvois forcés et les assignations à résidence, l’État violente, humilie, précarise et détruit des êtres humains. En excluant des migrant·e·s du marché du travail, il les pousse à survivre au jour le jour, parfois grâce à l’économie informelle. Comble du cynisme, la criminalisation de ces activités expose les personnes qui doivent les exercer aux violences policières et les envoie massivement en prison.

De nouvelles migrations surviennent dans les pays du Nord. Elles sont la conséquence directe des misères provoquées par une économie mondialisée, des interventions militaires de puissances impérialistes à l’étranger et des répressions meurtrières d’États autoritaires. La spoliation de leurs ressources maintient ces pays dans le sous-développement et leurs populations dans la pauvreté, tandis que de nombreuses multinationales qui en proviennent sont accueillies, en Suisse et ailleurs, pour bénéficier de privilèges fiscaux.

En parallèle, la nouvelle Loi fédérale sur la nationalité restreint et détériore les conditions d’accès aux droits politiques des étrangers·ères en général. Les critères dits de « bonne intégration » portent atteinte au respect de la sphère privée et à la liberté d’opinion, laissant une large place à l’arbitraire. D’une manière générale, les personnes non-blanches subissent des discriminations au sein des services publics, à l’embauche, dans l’attribution au logement… Elles sont également soumises à des contrôles au faciès répétés, synonymes d’humiliations, de violences et, dans certains cas, de mort. Pour les personnes musulmanes ou perçues comme telles, en particulier les femmes qui portent le foulard, l’islamophobie est source d’humiliations et d’exclusions répétées.

Ensemble à Gauche Vaud lutte sur le terrain contre les effets de cette politique raciste et discriminatoire, défendue et appliquée par tous les partis aujourd’hui représentés au gouvernement. Dans l’immédiat, nous revendiquons l’octroi de la nationalité suisse à tous les enfants nés sur le territoire. Nous voulons que toutes les personnes qui vivent en Suisse disposent des mêmes droits politiques, sociaux et économiques. Nous exigeons la régularisation collective des personnes sans-papiers et l’arrêt immédiat des « renvois Dublin » en faisant jouer la clause de souveraineté. Nous revendiquons la fermeture des centres de détention et le droit à la formation et aux soins pour tou·te·s les mineur·e·s non accompagné·e·s. Nous demandons des sanctions pour les policiers·ères coupables de violences racistes et un meilleur contrôle pour lutter contre le profilage racial. Nous proposons enfin une loi contraignante pour lutter contre toutes les discriminations à l’embauche, au logement, à la formation et aux prestations sociales.

  

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