LES 4 axes de notre campagne

1 Pour une transition écologique juste, solidaire et immédiate

Manifestation pour le climat, Lausanne, février 2019
Manifestation pour le climat, Lausanne, février 2019

Nous soutenons les revendications portées par les jeunes mobilisé·e·s pour le climat. Pour préserver les écosystèmes dans un état stable, le respect de la « règle verte » est impératif : la Suisse ne doit pas utiliser plus de ressources naturelles que ce que nos écosystèmes peuvent produire et reproduire naturellement. La biodiversité doit faire l’objet d’une attention plus que renouvelée. En Suisse, un tiers des espèces est menacé d’extinction et au niveau mondial, nous faisons face à la sixième extinction de masse. 

Pour freiner cette catastrophe, nous devons renforcer la protection des écosystèmes et des territoires non-construits, conformément aux conclusions du dernier rapport de la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques.

Aujourd’hui, nous défendons le désinvestissement immédiat des institutions financières suisses contribuant au réchauffement climatique, à la dégradation d’écosystèmes ou au non-respect des droits humains. Cet argent doit être réinvesti dans un Fonds Climat afin de financer la transition écologique. Ce fonds serait alimenté par des taxes différenciées et progressives sur les énergies fossiles (combustibles et carburants), sur le CO2 contenu dans les produits importés, sur le trafic aérien et sur les entreprises helvétiques en fonction de leurs impacts climatique, environnemental et social.

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2 Pour l’égalité dans les faits

Grève des femmes, Lausanne, 14 juin 2019
Grève des femmes, Lausanne, 14 juin 2019. Photo: Gustave Deghilage

Le 14 juin dernier, des centaines de milliers de femmes et d’hommes solidaires sont descendu·e·s dans les rues pour dénoncer les discriminations qui touchent encore aujourd’hui les femmes et les personnes LGBTIQ. 

Nous soutenons les revendications du Manifeste de la Grève du 14 juin. En effet, l’égalité dans les faits est encore loin d’être atteinte. Nous militons activement contre l’oppression de toutes les personnes discriminées par le patriarcat au sein du système capitaliste. 

Cette oppression se traduit entre autres par la place qui leur est assignée sur le marché du travail et dans le fait que le travail dit « reproductif » (travail domestique, soins apportés aux enfants, aux proches et aux personnes âgées…) n’est pas reconnu. Les femmes sont aujourd’hui très largement cantonnées à des emplois à temps partiel, le plus souvent faiblement rémunérés qui mettent en péril leur autonomie et leur capacité à vivre dignement. En 2017, 60 % des femmes ayant un enfant de moins de 12 ans occupaient un emploi à temps partiel, contre 11 % des hommes dans la même situation. Cette inégalité vient de l’organisation politique et économique de notre société et constitue un facteur de vulnérabilité pour les femmes. Elle doit être corrigée. 

Selon l’OFS, le travail reproductif représente un nombre d’heure non rémunérées (9,2 milliards d’heures) supérieur à celui de l’ensemble des heures salariées en 2016 (7,1 milliards). Il s’agit de prendre la mesure de cette injustice : ces heures sont effectuées essentiellement par des femmes. Ce travail, sans lequel l’économie de notre pays ne saurait fonctionner, doit être reconnu et pris en compte notamment au niveau de l’assurance chômage, du calcul des rentes ou de la fiscalité. 

Parce que la solidarité est notre arme, nous défendons un féminisme des 99 %, radicalement anticapitaliste. Un féminisme qui permettrait à quelques privilégiées d’accéder aux conseils d’administration de grandes entreprises ou à des postes prestigieux de la fonction publique, alors que l’ensemble des salarié·e·s de ces entreprises continuent à être mal rémunéré·e·s, ne nous intéresse pas. Nous nous engageons pour un féminisme inclusif sensible aux positions de classe, de race, de sexualités et d’identité de genre. Car ce sont toutes les formes de discrimination que nous combattons.

Les personnes LGBTIQ sont le plus souvent discriminées à l’embauche ou sur leur lieu de travail en raison de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre. Leur intégrité ainsi que leur santé physique et psychologique sont constamment mises en danger. Nous exigeons le respect de la non-discrimination à l’embauche et des mesures de prévention du harcèlement au travail.

Les travailleuses étrangères et/ou racisées sont sur-représentées dans les métiers hautement précarisés. Nous exigeons une régularisation de leur statut et des mesures immédiates contre les discriminations qu’elles subissent. 

Nous nous engageons contre les violences faites aux femmes quelles que soient leur classe, leur race ou leur orientation sexuelle. Ces violences se déploient partout : à la maison, au travail, dans les lieux publics, à l’école. Une femme sur trois en Suisse est victime de violence au cours de sa vie. L’écrasante majorité se tait. La lutte contre ces violences est une responsabilité politique collective. Chaque femme a droit à une vie sans violence !

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3Nos vies valent plus que leurs profits

Manifestation contre la hausse des primes d'assurance-maladie, Lausanne, novembre 2018
Manifestation contre la hausse des primes d’assurance-maladie, Lausanne, novembre 2018

De nombreuses personnes sont confrontées à un parcours semé d’embûches pour boucler leur fin de mois. Presque 10% des personnes qui travaillent vivent en dessous du seuil de pauvreté, deux tiers sont des femmes. Le chômage et la précarité augmentent et frappent surtout les plus jeunes et les plus âgé·e·s.

Pendant ce temps, les partis représentés au gouvernement ont fait passer un cadeau fiscal de plus de 4 milliards de francs par an aux actionnaires des entreprises les plus riches. Ce cadeau permet notamment à des multinationales de venir en Suisse pour échapper à l’impôt de leur pays d’origine. Ainsi les autorités suisses se rendent complices des pratiques de spoliation et de pillage des ressources dans les pays du Sud. Les populations sont plongées dans la misère et la violence, sur fond de corruption pilotée par ces mêmes sociétés.

De plus, ces pertes fiscales poussent les collectivités à couper dans les postes de travail et les prestations des services publics : moins de soins pour les malades, moins d’éducation pour les enfants, etc. Et pour compenser ces cadeaux à une poignée d’ultra-riches, il faudra encore augmenter les impôts de la population.

Les primes d’assurance-maladie ont été multipliées par trois en 20 ans ! Cette explosion des coûts pèse toujours plus sur les ménages, au point qu’une personne sur cinq renonce à des soins pour des raisons financières, au péril de sa santé. La maladie ne devrait ni être une cause de pauvreté pour les assuré·e·s, ni une source de profits pour les assureurs, les cliniques privées et les industries pharmaceutiques.

Ce système ne peut plus durer ! Nous voulons placer l’humain avant les profits, la solidarité avant le chacun pour soi. Nous voulons partager les richesses que nous sommes 99 % à produire par notre travail et nos activités, pour garantir, à chacune et chacun, une vie digne.

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4Barrons la route au racisme

Manifestation contre les violences policières, le profilage racial et pour la justice pour Mike Ben Peter, Lausanne, septembre 2019
Manifestation contre les violences policières, le profilage racial et pour la justice pour Mike Ben Peter, Lausanne, septembre 2019

Le racisme et la xénophobie sont intolérables. Qu’elle prenne la forme de discours stigmatisants ou qu’elle se matérialise dans des injustices quotidiennes, la discrimination raciste est un problème central qui touche différentes catégories de population et doit être résolu activement par toutes et tous.

Bien souvent, lorsqu’on parle de population dite « étrangère », c’est pour l’accuser de faire augmenter le chômage et l’insécurité. Or, de tels problèmes sont en réalité causés par le système économique qui paupérise le plus grand nombre, et les personnes visées par les discriminations racistes y sont particulièrement confrontées.

D’une manière générale, les personnes identifiées comme étrangères subissent des discriminations au sein des services publics, à l’école, au travail et dans l’attribution de logements. Une grande partie des emplois précaires sont occupés par des personnes immigrées. C’est par exemple le cas des secteurs du nettoyage, de la vente, de l’économie domestique ou de l’hôtellerie-restauration. De plus, avec l’adoption de nouvelles lois interdisant le port du voile, de nombreuses femmes se voient refuser un emploi ou sont menacées de le perdre.

En raison de leur couleur de peau, des personnes sont soumises à des contrôles au faciès répétés par la police, contrôles souvent synonymes d’humiliation, de violences et qui ont entraîné la mort dans plusieurs cas. Ces dernières années, des mobilisations importantes dans le canton de Vaud ont permis de rendre visible cette réalité quotidienne.

Par l’enfermement de migrant·e·s dans des centres de détention administratives, les renvois forcés et les assignations à résidence, l’État suisse humilie et détruit des êtres humains. En excluant certain·e·s migrant·e·s du marché légal du travail, il les contraint à survivre au jour le jour, les exposant de fait à l’exploitation la plus intense. Les mineur·e·s, de leur côté, n’ont pas accès à certains de leurs droits les plus élémentaires.

Il est inacceptable que les droits des personnes résidant sur le sol suisse dépendent de leur nationalité, de leur parcours migratoire ou de leur revenu. Contrairement à l’ensemble des partis représentés au gouvernement, nous nous opposons fermement à une citoyenneté à géométrie variable. Chaque personne vivant ici doit avoir les mêmes droits et les mêmes chances de se construire une vie et un avenir.

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